École primaire de Sainte-Lucie-de-Beauregard – La municipalité demande à la Commission scolaire Côte-du-Sud d’ouvrir l’école en septembre prochaine

 

Loin de baisser les bras, la Municipalité de Sainte-Lucie-de-Beauregard demande à la Commission scolaire de la Côte-du-Sud (CSCS) de rouvrir l’école primaire du village en septembre prochain. Le lundi 7 mai dernier, lors de la séance régulière du conseil municipal, les élus ont adopté une résolution confirmant les engagements de la municipalité à mettre en œuvre des mesures précises pour soutenir la CSCS et permettre la réouverture de l’école dès la prochaine année scolaire. La municipalité demande aussi à la CSCS d’annoncer la réouverture d’ici la fin juin, afin de faciliter la poursuite de la mise en œuvre des actions planifiées et pour rassurer les parents et les élèves.

Dans le but de faciliter la réouverture de l’école dès septembre, la municipalité est prête à prendre les mesures nécessaires pour rétablir les dîners scolaires, pour maintenir le service de garde et pour réaliser le projet de la joujouthèque pour la classe de maternelle. La municipalité est également disposée à s’entendre avec la CSCS pour assurer le déneigement de la cour. Cette offre de soutien est considérable pour la petite municipalité et témoigne de l’importance de maintenir ce service de proximité dans la communauté.

Par ailleurs, compte tenu du fait que l’école de Saint-Just-de-Bretenières sera fermée pour plusieurs mois en raison de travaux de réfection majeurs, la CSCS avait décidé, lors de sa dernière séance, de garder l’école de Sainte-Lucie en « back up », en cas de manque d’espace à l’école Chanoine-Ferland de Saint-Fabien-de-Panet où les élèves sont relocalisés. Dans ce contexte, la municipalité invite la CSCS à saisir cette opportunité et à permettre aux élèves de Sainte-Lucie-de-Beaureagard de fréquenter l’école de leur village en septembre prochain.

La municipalité prétend que le retour des élèves à Sainte-Lucie-de-Beauregard permettrait à l’école Chanoine-Ferland de souffler. En effet, depuis quelques semaines, les élèves des trois écoles du secteur y sont entassés et leurs habitudes chamboulées. Des parents ont observé que cette situation occasionne une grande pression sur les élèves et leurs enseignants. La Municipalité de Sainte-Lucie-de-Beauregard rappelle que son école compte 21 élèves inscrits pour la prochaine année scolaire. Ainsi, le retour des élèves à l’école du village en septembre apparaît être une solution non seulement réaliste mais aussi, très avantageuse pour les enfants et leurs parents, pour la municipalité et pour la CSCS.

Malgré cette situation exceptionnelle, la municipalité rappelle que le nombre d’inscriptions requis pour permettre la réouverture de l’école est bel et bien atteint. En effet, la CSCS a déjà confirmé qu’un nombre total de 21 élèves sont inscrits à l’école de Sainte-Lucie pour l’année scolaire 2018-2019, soit sept élèves au premier cycle, sept élèves au deuxième cycle, mais aussi sept élèves à la maternelle. Du jamais vu depuis les vingt dernières années! La mise sur pied d’une maternelle permettrait d’assurer la pérennité de l’école primaire pour les cinq prochaines années.

Par ailleurs, la municipalité rappelle également que la décision du transfert administratif des élèves de Sainte-Lucie-de-Beauregard prise en 2017 est marquée par des irrégularités procédurales. En effet, cette décision n’a jamais été abordée et approuvée préalablement, lors des réunions du conseil d’établissement et lors des rencontres du comité de parents. De telles irrégularités sont inacceptables de la part d’un organisme gouvernemental comme la CSCS, surtout lorsque la décision pénalise des élèves et toute une communauté.

Pour toutes ces raisons, les parents maintiennent leur mobilisation pour obtenir la réouverture de l’école en septembre. Ainsi, la municipalité invite la CSCS à considérer l’état de la situation et la collaboration qu’elle lui offre pour une solution durable à la satisfaction de tous, une solution qui, assurément, est la plus favorable à la réussite et à la persévérance scolaire de nos jeunes.